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Selon un rapport publié hier par la société Media-Screen, les internautes américains connectés à l'Internet Haute Vitesse passent en moyenne, chaque jour de semaine, une heure et quarante minutes (soit 48% de leur temps libre) sur Internet. Plus de la moitié de cette durée est liée à des activités de loisirs ou de communications (chat, email, etc.).

Toujours selon ce rapport, les réseaux sociaux (MySpace, Facebook, etc.) et les moteurs de recherches influencent désormais autant de gens que les journaux ou les magazines. 48% des jeunes utilisateurs disent qu'ils s'informent dans les communautés en ligne, les blogs et les sites de vidéos pour tout ce qui concernent les loisirs... contre seulement 25% pour la télévision.

Tout ça dans un monde où seulement 7% des investissements publicitaires sont dédiés à l'Internet, contre 48% du temps d'exposition au média...

Doit on en penser que les annonceurs d'aujourd'hui sont très malins car ils obtiennent à peu de frais ce qui coûtera inexorablement plus cher par la suite?

Non! Les annonceurs investissent trop timidement, certes, dans l'Internet et perdent des occasions de toucher leurs cibles... mais le pire, c'est qu'ils continuent d'investir des montants colossaux dans des vieux médias (publipostage, notamment... 3 fois plus gros que l'ensemble du marché de la publicité en ligne, pour un temps d'exposition 100 fois, peut être 1000 fois moins élevé) ou la télévision (malgré le pourcentage énorme de clients qui zappent les publicités grâce à leur enregistreur numérique). C'est là l'erreur la plus catastrophique.

Doit-on penser que les médias en ligne (ou éditeurs) sous-vendent leurs propriétés Web et devraient clairement augmenter leurs prix?

Non plus! les médias vendent ce qu'ils peuvent au prix où ils les annonceurs sont prêts à acheter. Une douzaine d'années d'existence de ce marché a permis de tester en profondeur les valeurs optimales de l'espace publicitaire pour obtenir les marges maximales en fonction de l'offre et la demande.

Alors, qu'est-ce qui va permettre de rapprocher l'investissement en ligne du temps relatif consacré au média?

Plusieurs éléments, parmi lesquels:

  • l'avènement de nouveaux modèles de publicité révolutionnaires, qui créeront le même genre d'engouement que l'a fait Adwords en son temps. Ces nouveaux modèles pourraient être... de l'advergaming (publicité dans des jeux en ligne), des nouveaux modèles de publicité en libre-service, des nouveaux modes de suivi d'efficacité de la publicité, des nouveaux sites Web à très fort retour pour les annonceurs, etc.
  • la prise de conscience croissante de l'importance d'investir dans des outils publicitaires beaucoup plus rîches et puissants, qui rapporteront aux annonceurs un retour sur Investissement supérieur (publicités mêlant vidéo, interactivité, capacité d'acquérir de l'information client plus ciblée, aide à l'achat, participation à des réseaux sociaux, etc.). Le développement d'outils publicitaires qui s'éloigneront de plus en plus de la banale photo du client-type heureux avec un prix en dessous permettra d'obtenir de meilleurs résultats, qui permettront d'attirer une majorité des dollars dans la publicité en ligne plutôt que dans des DM jetables
  • la croissance continue des sites à succès (pour l'instant, 50 sites Web récupèrent 93% des investissements publicitaires.... il y aura d'autres sites... qui augmenteront encore le nombre d'heures passées sur Internet)

Bref, il reste encore quelques pas à franchir avant de voir sur les investissements publicitaires en ligne rejoindre le taux de consommation de ce média, mais croyez-moi, cette évolution est inexorable, et ne mettra que quelques années à se produire.

Je vous invite à visionner ce très croustillant -et sexy, je dois dire- clip fait par microsoft pour expliquer aux annonceurs à quel point ils sont en décallage avec la réalité de leurs clients... un petit bijou!